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Colloque International 26-27-28 avril 2009

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28022009

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Colloque International 26-27-28 avril 2009




Colloque international 26-27-28 avril 2009
Thème : Traduction, pluridisciplinarité et traversée des frontières


Le
thème que nous proposons aux collègues se veut suffisamment ouvert pour
permettre aux multiples questions posées par la traduction d’être
représentées dans le débat. Nous partons des postulats suivants :

  • On ne traduit pas des langues mais des textes
  • La traduction n’est plus comprise, aujourd’hui comme un simple produit (le texte final) mais comme un processus dynamique d’interprétation
    et de communication qui exige la prise en considération des aspects
    extratextuels (le contexte socioculturel du texte de départ et celui du
    texte d’arrivée).




C’est
justement en tant que processus que la traduction fait l’objet de la
Traductologie qui nous renseigne, en s’inspirant des recherches en
sciences appliquées c’est-à-dire en ayant recours à
l’interdisciplinarité, sur la complexité de l’activité traduisante dont
l’essentiel consiste à établir des équivalences entre des textes
appartenant à des langues et à des cultures différentes. Comme le souligne Henri Mechonnic, actuellement « l’équivalence
recherchée ne se pose plus de langue à langue en essayant de faire
oublier les différences linguistiques, culturelles, historiques. Elle
est posée de texte à texte en travaillant, au contraire, à montrer
l’altérité linguistique, culturelle, historique comme une spécificité,
une historicité… »
Il
est évident que dès qu’il y a traduction, il y a un besoin d’établir un
contact, de communiquer. C’est en tenant compte de la capacité de
répondre à cette exigence qu’on peut juger de la valeur d’une
traduction.
Différentes
théories impulsées par la réflexion traductologique ont essayé
d’éclairer la pratique de la traduction. Les unes, d’inspiration
herméneutique ont considéré que le travail de traduction est
essentiellement une question de compréhension du texte de départ. Les
autres ont mis l’accent sur le fait que les choix du traducteur doivent
être fonction des besoins du récepteur. Le besoin de fidélité au modèle
se heurte, dans ce cas, à l’attente du public.
A
l’heure actuelle, sans doute sous l’influence du succès rencontré par
la pragmatique, certains chercheurs ont minimisé l’importance du
linguistique dans l’activité traduisante en mettant
l’accent sue le contenu sémantique. Cependant on ne peut nier que le
sens est porté par le support matériel du texte : les mots et leurs
combinaisons sur la chaîne discursive. C’est pourquoi dans un premier temps, la démarche contrastive, c’est-à-dire l’analyse logique des structures linguistiques des
langues en présence, s’impose. Elle aide à identifier les différents
moyens d’exprimer une idée, un comportement, mais elle ne peut toujours
offrir au traducteur des moyens rapides pour trouver l’équivalence.
D’ailleurs la maîtrise d’une langue n’est jamais parfaite ni définitive
vu son caractère vivant, évolutif puisque constamment transformée en « parole »
par les usagers. Le changement concerne même les langues dites de
« spécialité », celles du domaine juridique, philosophique, politique,
scientifique et technique…C’est pourquoi la démarche contrastive peut
être complétée par celle interprétative qui met davantage l’accent sur
le contenu du message que sur sa forme linguistique et par cela même
indique des pistes pour une possible réexpression. Mais elle non plus
ne peut suffire. Ce « contenu », le « sens » du message comment le
définir ? Comment le situer par rapport aux concepts comme
« signification », « signifiance » ? Selon Roland Barthes « le
sens n’est pas le développement du texte mais l’éclat : appels de
contact, de communication, positions de contrat, d’échange, éclats de
références, des lueurs de savoirs, coups plus sourds, plus pénétrants
venus de ”l’autre scène”, celle du symbolique… » Ces propos
laissent entendre que la recherche du sens et de sa réexpression
suppose, chez le traducteur, une capacité créatrice à partir des
connaissances multiples et variées en linguistique, en histoire, en
géographie, en politique…A tout cela, on doit ajouter, surtout dans le
contexte de la mondialisation la nécessité pour le traducteur de faire
appel à l’apport considérable des technologies de l’information et de
la communication dont les industries de la langue. Comme on peut le
constater, son activité n’est pas celle d’une personne enfermée dans
une tour d’ivoire, au milieu d’une foule de dictionnaires. Elle est, au
contraire, ouverte sur le monde et s’exerce à la fois dans la
synchronie et dans la diachronie.
En
fait, le vrai problème de la traduction semble être la difficulté de
faire passer par le biais du linguistique, des réalités non
linguistiques de la culture du texte de départ dans celle du texte
d’arrivée. Et si on se rappelle que la culture est
constituée par l’ensemble des savoirs humains et des opinions
publiques, il est évident qu’un traducteur efficace doit être bilingue
et biculturel afin de pouvoir traduire le plus fidèlement possible dans
le discours de la langue cible, les effets de sens et les performances
linguistiques situationnelles de la langue source.
Ce
problème est bien perçu dans le texte littéraire puisque c’est dans la
littérature que s’épanouissent le mieux les virtualités de la langue,
elle qui est à la fois parole s’écartant de la « norme » et le plus
beau moyen de communication grâce, en particulier, aux connotations qui
envahissent le champ dénotatif pour éclairer les mots du feu de la polysémie. Or, comme le souligne Michel Bénamou, « les
connotations sont soit culturelles soit imaginaires et débordent donc
la linguistique : on entre dans l’expérience individuelle, sociale,
nationale, raciale de chaque récepteur… ». Le lien langue/société
est donc très étroit dans l’activité traduisante, les connotations
n’étant pas le fait de la littérature uniquement.

Vieille
comme le monde, ayant depuis toujours contribué à l’évolution des
langues ainsi qu’à celle des formes esthétiques et des idées, la
traduction sert aussi de mémoire culturelle comme le montrent les
inscriptions bilingues sur les monuments anciens.
A
la frontière où deux langues se séparent, elle jette des passerelles et
trouve les liens nécessaires pour que les valeurs culturelles circulent
et enrichissent le monde. Plus que jamais, dans notre monde moderne où
la circulation des savoirs est si rapide grâce au développement des
moyens de transport, le rôle de médiateur de la traduction s’avère
indispensable.
« Un homme, une idée ; deux hommes, deux idées. C’est cela qui fait vivre un village » affirment les Anciens du Mali. Cette vérité est valable aussi pour nous qui rêvons, à l’heure actuelle, de fonder un « village planétaire ».

Axes
I- Traduction
- Sourciers et ciblistes face au problème de la fidélité
- Traduisiblité VS intraduisibilité
- Quels supports didactiques pour l’enseignement de la traduction ?

II- Pluridisciplinarité
- Traduction et interprétation
- Traduction et communication (contexte d’énonciation et de réception)
- Traduction, technologie de l’information et industries de la langue

Langues d’intervention
- Arabe
- Français
- Anglais
- Espagnol
- Allemand

Résumés à envoyer avant la fin Janvier 2009 et texte intégral avant la fin février 2009, aux adresses suivantes :

Code:
nora_alexandra@yahoo.fr
benaoudaa@gmail.com

Pour le Comité Scientifique
- Pr Nora TAZI-TANI
- Pr Bouteina CHERIET
- Dr Layachi AÏSSI


Pour le Comité d’Organisation
- Mme Adila MAHENNI BENAOUDA
- Melle Khadidja MERAKCHI
- M. Med Réda BOUKHALFA

NB : Nous rappelons aux participants que seuls les frais de transport sont à leur charge.
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Colloque International 26-27-28 avril 2009 :: Commentaires

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Message le Mer 22 Avr - 21:21 par Admin

Lundi prochain le premier jour du colloque

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Message le Jeu 23 Avr - 0:17 par misty

merci !!

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Message le Jeu 30 Avr - 12:51 par Admin

ça s'est très bien passé sauf le dernier jour juste avant les recommandations y a eu quelques dérapages !!

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Message le Jeu 30 Avr - 15:36 par minouche kerro

ahhh bon, raconte moi en général j'ai assisté que le premier jour

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